Pardonner pour se libérer

Violence, humiliation, trahison, perte d’un être cher… Même si l’on a beaucoup souffert, il faut pardonner c'est le chemin vers soi celui qui permet de se délivrer de sa dette et surtout de la haine. Comment pardonner l’impardonnable ?

Le pardon est là précisément pour pardonner ce que nulle excuse ne saurait excuser.

Pardonner ne signifie pas oublier bien au contraire, il faut se souvenir de l’offense pour pardonner. A l’inverse de la vengeance qui refuse l’oubli pour inscrire éternellement une dette de haine, le pardon nous délivre d’elle. Il nous libère de ce qui nous attache au passé c'est pourquoi il est bien utile pour chacun de nous et tout au long de notre vie.

Il n'est pas nécessaire d’avoir la foi pour pardonner. Le pardon se pratique en premier pour soi. Il se doit d'être quotidien, profond et juste.

C’est en quelque sorte un antibiotique qui permet d’annuler l’effet d’une bactérie appelée autocritique, jugement, rancune ou culpabilité, tous ces sentiments qui nous pourrissent la vie. Le pardon est un état intérieur auquel on accède par un travail certes parfois long, difficile aussi. Il nous oblige à nous remettre en cause, à assumer notre part de responsabilité, à prendre le risque d’avoir mal, à accepter nos limites et celles de l’autre.

Pardonner, ce n’est ni excuser ni être en accord. Ce n’est pas non plus prétendre que tout va bien et serrer les dents. Pardonner ne signifie pas non plus donner l' autorisation à recommencer. L’important n’est pas de savoir si ce qu’on nous a fait est bien ou mal, si le " coupable " mérite d’être puni ou pas. Ce qui compte, c’est de pardonner pour soi afin d’être plus heureux.

Il faut prendre conscience que l’on a eu mal et pour en prendre conscience il faut le ressentir. Or, pour l’éviter, nous développons mille stratagèmes : on oublie, on rationalise, on normalise,on met le couvercle, on remet à plus tard, on fuit...

"Oublier est l’un des systèmes de survie le plus efficace. Quand l’événement est trop insupportable pour notre conscience, nous choisissons de l’éliminer, nous prétendons qu’il n’a jamais eu lieu… Jusqu’à ce que nous soyons capables de le gérer. "Sortir de cette phase est difficile car elle offre un certain confort. Cela aurait pu être pire", "C’est une vieille histoire", "Ça m’a rendu meilleur"… Autant de phrases que l’on se répète pour continuer à fonctionner. Sauf que l’ignorance s’apparente à une anesthésie générale : quand on endort une émotion, on risque de les endormir toutes. Cette force de notre mental à nous raconter des histoires nous éloigne de notre cœur là ou peut naître le pardon.

 Il convient aussi d'arrêter de se blâmer soi-même. Il est essentiel de sortir de cette phase rapidement parce qu’elle nourrit des comportements autodestructeurs. Des comportements de culpabilité de jugement, de dévalorisation qui nous éloignent de notre chemin vers le pardon.

Celui qui est convaincu que s’il avait fait ceci ou dit cela, la situation se serait améliorée, est emprisonné dans son propre jugement.

En réalité si les choses avaient pu être autrement il en aurait été ainsi.

"Le blâme de soi-même est l’un des plus puissants destructeurs de l’estime et de l’amour de soi".

Vient la phase douloureuse ou l'on doit sortir du rôle de victime “Comment a-t-on pu me faire une chose pareille ?” est le mantra privilégié de l’éternelle victime. Dans cette phase, il n’y a plus aucune prise de responsabilités, C’est une phase antipathique, mais essentielle. Sinon la guérison et le pardon véritables ne peuvent avoir lieu. Il est important aussi d'exprimer sa colère même si la colère nous met en contact avec notre souffrance. La reconnaître en-nous est fondamental. Ne pas la laisser déborder mais l'accueillir en tout simplicité.

Étrangement bien que cette phase soit optionnelle certains auront besoin de se confronter à l'autre ce peut être essentiel ou pas.

Puisque le pardon est un processus que l’on fait pour soi, la confrontation avec les personnes concernées n’est pas une obligation.

Êtes vous prêt(e) à pardonner ?

Réécris KD Source Sophie Chiche

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Commentaires: 1
  • #1

    Eva (jeudi, 26 janvier 2017 04:56)

    Non