La liberté dompte le mental


Aimez-vous votre mental ? Je n’ai jamais rencontré personne qui l’aime. Ceux qui ont un beau corps ou un beau visage aiment fréquemment le don que leur à fait la nature (mais le contraire peut-être vrai-les plus beaux physiquement peuvent aussi se mépriser, par insécurité ou peur d’être jugés vaniteux). Le mental est la partie de nous la plus difficile à aimer parce-que nous avons l’impression d’être piégées à l’intérieur-pas tout le temps, mais dans les moments de trouble. La peur sait hanter le mental à volonté. La dépression obscurcit le mental ; la colère lui cause des accès d’agitation incontrôlables.

Les cultures anciennes savent que le mental est agité et sujet à caution. En Inde, c’est un lieu commun de comparer le mental à un éléphant sauvage, et calmer le mental est considéré comme attacher un éléphant à un pieu. Dans le Bouddhisme, le mental est comparé à un singe percevant le monde au travers des cinq sens. Les singes sont impulsifs et agités, susceptibles de faire n’importe quoi sans qu’on s’en aperçoive. La psychologie bouddhiste vise moins à dompter le singe qu’à apprendre comment il procède, à l’accepter, puis à passer à une conscience supérieure qui est au-delà de l’agitation du mental.

Les métaphores ne vous conduiront pas en un lieu où vous pourriez aimer le mental ; vous devez trouver par vous-même l’expérience vraie de la paix et du calme. Le secret de cela, c’est de libérer le mental. Quand il est libre, le mental s’apaise. Il abandonne son agitation et devient un canal pour la paix. C’est une solution qui va à l’encontre de ce que l’on pourrait attendre parce que personne ne penserait qu’un éléphant sauvage ou un singe peut être dompté par le simple fait de le laisser en liberté. On penserait plutôt que l’animal ne ferait que s’agiter plus encore, plus sauvagement. Mais ce secret est fondé sur l’expérience réelle : le mental est « sauvage »parce que nous essayons de le confiner et de le contrôler. À un niveau plus profond, il y a une tranquillité parfaite. Là, les pensées et les impulsions sont en harmonie avec ce qui est le mieux pour chaque personne.

Comment alors, pouvez-vous libérer votre mental ? Vous devez d’abord comprendre comment il a été piégé. La liberté n’est pas un état dans lequel vous pouvez entrer simplement en déverrouillant une porte ou en brisant un carcan. Le mental est son propre carcan, comme le releva le poète William Blake en observant les gens dans les rues de Londres

 Dans le cri de chaque homme

 Dans les pleurs d’effroi de chaque bébé

 Dans chaque voix, dans chaque interdit j’entends les chaînes forgées par le mental.

 Extrait de : « Le livre des secrets, dévoilez les dimensions cachées de votre vie » Deepak Chopra